LIKE

Biennale de Venise du 4 mai au 22 novembre 2026. Biennale de Venise.

LIKE, QUI, IMAXENA, MALE : quatre œuvres de Stéphan Barron exposées dans les rues de Venise lors de la Biennale de 2026.

Rio Terra del Forner

 

Dans nos sociétés hyperconnectées, le LIKE est devenu l’unité de mesure de l’existence sociale. On aime, on est aimé, on comptabilise. Derrière ce geste anodin se cache une quête bien plus ancienne et bien plus vertigineuse : celle de la reconnaissance, de l’amour, de l’appartenance, de l’identité. Aime-moi, donc je suis.
Mais like signifie aussi semblable. Et c’est là que le paradoxe éclate. Alors que les algorithmes nous enferment dans des bulles de ressemblance — ne nous montrant que ce que nous approuvons déjà, ne nous renvoyant que l’écho de nous-mêmes — le monde, lui, se fragmente. L’intolérance monte. L’identitaire se radicalise. On se like entre soi, et l’on rejette l’autre.
Ces drapeaux accrochés dans un restaurant, à deux pas de la Biennale de Venise, jouent précisément de cette tension. Ils flottent dans l’espace public comme des étendards d’une nation invisible : la République du Réseau, dont chacun est à la fois citoyen et prisonnier. Adressés aux visiteurs du monde de l’Art — habitués à décrypter les signes, à interroger les formes —, ils posent une question simple et dérangeante : de quoi avons-nous besoin pour exister ?
Leur ambiguïté est leur force. Faut-il LIKER le restaurant ou la Biennale ? Sont-ils des œuvres ? Des publicités ? Des appels à la communauté ou à la consommation ?
On ne sait pas. Et c’est exactement là où nous en sommes – incapables de distinguer le désir authentique du réflexe conditionné, l’amour de l’engagement sponsorisé.
LIKE ne donne pas de réponse. Il pose le malaise à hauteur de regard, là où l’art doit être: dans la rue, dans le doute, dans la vie.

In our hyperconnected societies, the LIKE has become the unit of measurement for social existence. We like, we are liked, we tally it up. Behind this seemingly innocuous gesture lies a quest that is far older and far more profound: the quest for recognition, love, belonging and identity. Love me, therefore I am.
But ‘like’ also means ‘similar’. And this is where the paradox emerges. Whilst algorithms trap us in bubbles of similarity — showing us only what we already approve of, reflecting back only an echo of ourselves — the world itself is fragmenting. Intolerance is on the rise. Identity politics is becoming more radical. We ‘like’ one another, and we reject the other.
These flags hanging in a restaurant, a stone’s throw from the Venice Biennale, play precisely on this tension. They flutter in the public space like the banners of an invisible nation: the Republic of the Network, of which everyone is both citizen and prisoner. Aimed at visitors to the art world—accustomed to deciphering signs and questioning forms—they pose a simple yet unsettling question: what do we need to exist?
Their ambiguity is their strength. Should we LIKE the restaurant or the Biennale? Are they artworks? Advertisements? Calls to the community or to consumption?
We don’t know. And that is exactly where we are – unable to distinguish genuine desire from conditioned reflex, love from sponsored engagement.
LIKE offers no answer. It places this unease at eye level, where art belongs: on the street, in doubt, in life.

Nelle nostre società super connesse, il LIKE rappresenta un modello della nuova società. Amiamo,siamo amati, …dietro questo gesto innocuo si nasconde una calma che ha origini antiche , piuttosto sconvolgente: quella della riconoscenza, dell’amore, dell’appartenenza, dell’identità. Amami, rappresenta esserci.
Il LIKE significa apparire. E in questo caso che il paradosso prende forma. Nel momento in cui i paradigmi ci costringono a rimanere all’interno delle bolle identitarie, mostrandoci quello che abbiamo già provato, riportandoci all’eco di noi stesso.Il mondo si frattura. L’intolleranca diventa sempre più evidente. La propria identità si afferma . Il LIKE diventa il piacere di se stesso, ripudiando l’altro.
Queste lenzuola appese in un ristorante, a due passi dalla Birnnale di Venezia hanno questo scopo. Sventolano nello spazio come delle bandiere di una nazione invisibile, Nella Repubblica dei social, ognuno di noi è cittadino e alli stesso tempo prigioniero. Sono destinati ai visitatori del mondo dell’Arte, abituati a scoprire i segni, ad interrogarsi sulla forma. Ci pongono una domanda semplice e preoccupante: di cosa abbiamo bisogno per esistere. La loro ambiguità è la la loro forza. Bisogna mettere il like al ristorante o alla Biennale? Sono delle opere d’arte? Sono delle pubblicità? Sono delle domande poste agli internauti o agli acquirenti?
Non si sa. Et veramente là dove siamo arrivati? Incapaci di distinguere l’autentico desiderio dal riflesso incondizionato, l’amore costrittivo sponsorizzato.
Il LIKE e non ti da una risposta esaustiva, ma mette in risalto il disagio in cui ci troviamo nel momento in cui l’arte trova la sua massima espressione: per strada, nel dubbio, nel corso della tua vita.